Eléments d’analyse du dispositif de formation Animacoop et l’importance des « mines de rien », entretien avec Elzbieta Sanojca

, par  Michel Briand , popularité : 3%

Après un premier article [1] qui présentait les résultats de la thèse « Les compétences collaboratives et leur développement en formation d’adultes. Le cas d’une formation hybride » [2] sur l’analyse des compétences mises en œuvre, voici maintenant quelques éléments d’analyse du dispositif de formation hybride Animacoop avec la mise en évidence des "mines de rien" qui à côté des apports formels, des ateliers de codéveloppement et du projet de groupe favorise le développement des compétences collaboratives.

Pourquoi avoir choisi ce dispositif Animacoop pour étudier les compétences collaboratives ?

Plusieurs raisons, d’une part, je connais bien ce dispositif et d’autre part, c’est le seul en formation professionnelle des adultes en France qui, à ma connaissance, forme de manière globale à l’animation d’un projet collaboratif et où les personnes qui suivent cette formation apprennent réellement à coopérer dans leur contexte de travail.

Dans ton travail de thèse tu décris trois éléments structurants dans le dispositif de formation, est-ce que tu peux les présenter ?

Effectivement dans un Animacoop [3] il y a trois types d’activités pédagogiques qui montrent une forte capacité à développer des compétences collaboratives.

La première forme d’activité est l’exposé du formateur. C’est un élément structurant de la formation qui intervient lors du premier regroupement : le formateur dessine le cadre de ce qu’est un processus collaboratif et décline les concepts clés de la coopération.

Les ateliers de codéveloppement constituent le second type d’activités. Initiés en présenciel lors du premier regroupement, ils se poursuivent ensuite à distance pendant plusieurs semaines, jusqu’au second regroupement. Selon le principe des groupes de codéveloppement, les stagiaires échangent par petits groupes (4-5personnes ) autour de leurs pratiques et d’un problème rencontré dans leur projet collaboratif. [4] . C’est durant ce temps que des attitudes collaboratives se manifestent et que des compétences d’animation d’un projet coopératif s’exercent.

La troisième forme d’activité pédagogique est un projet de groupe, appelé aujourd’hui "projet ouvert partagé" que les stagiaires doivent développer sur plusieurs semaines au sein d’un groupe de 6 à 10 personnes. Ils travaillent sur une problématique transverse et doivent réaliser une production qu puisse ensuite être partagée (au sens de diffusée publiquement).

Est-ce que tu peux décrire le comment de cette première activité que tu appelles l’exposé du formateur et de ce qu’elle apporte en terme de développement des compétences collaboratives ?

La conférence introductive intitulée "les essentiels de la coopération" définit les 12 concepts clés d’un processus coopératif déclinée sur trois niveaux : le niveau individuel, le niveau interpersonnel, l’environnement.

environnement choix à posteriori contrainte légitimité échange
groupe taille vocation maturité communs
individu convergence implication conscience coordination

Cet apport est présenté différemment selon les spécificités de chaque formateur.

Par exemple pour le formateur intervenant sur les premières sessions animacoop, cela s’apparentait à ce que l’on appelait un "feu d’artifice conceptuel" où il apportait une vision très stimulante intellectuellement de la coopération. Ce sont des idées qui questionnent, qui interpellent, qui font penser. [5]

Le formateur actuel adopte un autre procédé pédagogique qui présente ce que j’ai nommé une "cohérence interne". Cette idée de cohérence interne s’appuie sur l’approche trilogique développée par Brigitte Albero. Ainsi un dispositif est cohérent s’il croise de manière intelligible trois dynamiques : l’"idéel", le "fonctionnel de référence" et le "vécu" :

Le dispositif « idéel » comprend l’ensemble des idées, principes, modèles et valeurs qui orientent et structurent les décisions, actes et discours des acteurs au cours du projet. Il représente le concept directeur et la visée idéale de ses concepteurs. Le « fonctionnel de référence » est la déclinaison pratique de l’idéel. C’est le projet opérationnel explicité dans les discours et documents descriptifs. Il structure la partie ingénierique du dispositif. Le « vécu » se réfère à l’expérience personnelle des acteurs impliqués (décideurs, enseignants, techniciens, étudiants) et à l’ajustement réalisé en permanence. Cette approche permet de considérer le dispositif dans toute sa complexité : une entité évolutive, polymorphe et imprévisible.

Albero, B. 2010 [6]

Pour une idée générale comme le concept de communs :
- l’idéel serait "la gouvernance de ressources produites par une communauté", c’est votre définition, votre vision politique des communs.
- Le fonctionnel de référence, définit le contexte et le cadre opérationnel pour que des communs puissent être mis en œuvre.
- Et le vécu correspond à ce que vivent, ressentent les personnes dans leur pratique des communs.

Et alors si ces trois éléments, "ce que vous dites vouloir faire", "ce que vous mettez en place pour que cela puisse se faire" et "ce que les personnes vivent réellement" convergent, alors on peut parler de cohérence interne forte.

L’exposé de ce formateur est intéressant parce qu’il développe à l’oral et dans l’espace d’un après-midi ces trois éléments. Il construit son exposé avec les 12 éléments de la coopération présentés tout à l’heure selon ce principe de cohérence. Ainsi, il énonçe les définitions en y apportant une vision politique. Ensuite il décrit comment cela se passe dans les groupes qu’il a observé par ailleurs. Donc il donne le procédé : comment la coopération se met en place dans la vraie vie, par une quantité d’exemples assez précis et on voyait bien que cela parlait aux personnes puisqu’elles secouaient la tête, prenaient des notes, posaient des questions .. Et il finit enfin chaque concept par une question « alors est-ce que cela vous parle ? qu’est-ce que cela vous dit ? ». Donc il déclenche un dialogue, une discussion avec les personnes pour qu’elles restituent des expériences ou un vécu qui relève de ce concept. Ces trois éléments étaient présents dans l’exposé mais sans être explicités. Et, en l’observant dans mon étude, je m’interrogeais si ce n’est pas cette cohérence interne qui faisait que cet exposé du formateur apportait autant d’après le retour et l’évaluation des stagiaires.

Second élément : le comment et l’apport des groupes de codéveloppement ?

Le groupe de codéveloppement est une méthode qui est actuellement utilisée dans de nombreuses formations. Elle a été développée par les québécois Champagne et Payet [7]. Elle se déroule ici de la manière suivante :

En premier, une personne présente au groupe, pendant quelques minutes sa situation problème, une question qui l’interroge dans sa pratique professionnelle. Ensuite, les participants du groupe posent des questions de compréhension, sans aller sur le le fond de la situation problème, ni l’analyse de chacun. Après ce temps d’éclaircissement, la personne reformule sa situation problème en énonçant la question de la façon la plus claire possible en commençant par « je demande au groupe qu’il m’aide à... ». Cette formulation est importante, parce que c’est elle qui influence les échanges qui vont suivre au sein du groupe.

Après cette présentation, ces éclaircissements, cette reformulation explicite de la situation problème, la personne qui vient de la présenter se retire de la discussion. Elle peut rester présente, mais sans prendre la parole pendant ces 20 minutes d’échanges. Elle peut prendre des notes qui vont l’aider par la suite à construire son projet et à résoudre son problème en terme d’actions. Les participants interviennent alors en apportant des conseils, des remarques, des solutions en se basant sur leur expérience, leurs connaissances ou les acquis des cours Aniamcoop. On insiste beaucoup pour que ce ne soient pas des échanges de « café du commerce » mais qu’ils s’appuient sur des exemples concrets issus de lectures ou de pratiques professionnelles. Par ces échanges, ils essayent de résoudre la situation problème qui n’est pas la leur.

Après ce temps d’une vingtaine de minutes, le groupe peut se retirer, pour permettre à la personne qui a présenté sa situation problème de formaliser des actions à partir des échanges. La personne énonce ensuite, face au groupe, la série d’actions qu’elle pourrait ou voudrait mettre en place pour résoudre son problème.

Et le groupe de codéveloppement se termine nécessairement par une fermeture de cet espace-temps où l’on dit clairement "voilà l’exercice est fini". On peut aussi vérifier si cela a été bien vécu par les participants. Cette clôture est aussi celle d’un espace protégé où des relations fortes se créent entre les participants. La personne se livre dans un vrai problème et les participants essaient de l’aider sincèrement sans jugement de valeur, avec bienveillance.

La présentation d’une situation problème fait partie de la formation pour chacun des participants. Elle est initiée pendant le premier regroupement et poursuivie à distance pour les autres membres du groupe.

Troisième temps l’apprentissage à coopérer sur un projet coconstruit, peux-tu en expliquer les différentes étapes et son apport ?

La problématique du projet se construit à partir des échanges des groupes de codéveloppement qui permettent d’énoncer, de clarifier les questions que se posent les stagiaires. Arrivé au second regroupement, les personnes ont toutes participé en énonçant leur situation problème et elles connaissent les situations problèmes des autres ; elles sont exercées à l’écoute active.

Durant le second regroupement, le formateur anime un temps collectif en demandant : "quelles sont les problématiques qui vous semblent vitales ou importantes et que vous voudriez travailler plus en profondeur ?". Les propositions sont notées par le formateur sur une carte heuristique affichée à tous. Et ensuite durant un temps d’échange, les propositions sont débattues, regroupées avec un vote si nécessaire et deux groupes sont constitués.

Il est important d’avoir ce changement d’échelle et de passer d’un groupe de 3-5 à un groupe de 6-10 personnes. L’intention du formateur est aussi de reconfigurer le groupe avec un besoin de reconstruire les conditions de confiance, les conditions d’adaptation avec les autres. Cela contraint à s’exercer à la coopération dans le contexte d’un nouveau groupe, plus grand.

Par la suite, les personnes échangent dans leur groupe sur la problématiques la compréhension qu’ils en ont, qui n’est pas toujours évidente et la manières de travailler ensemble. À l’issue de cette discussion d’environ 45 minutes, le groupe normalement doit avoir un plan d’action, et tout au moins la première étape du travail. Durant les 4 semaines suivantes, ils s’organisent pour travailler à distance.

La demande pédagogique est de réaliser à la fin une "production ouverte et partagée" (POP) qui peut être un article, un visuel, une vidéo. Dans tous les cas la production doit avoir une forme suffisamment aboutie pour qu’elle puisse être publiée sur le site Animacoop et diffusée ensuite dans le réseau professionnel.

Les Productions Ouvertes et Partagées (POP) sont les résultats de travaux de groupes de stagiaires de la formation Animacoop. Cette page dresse l’inventaire de leurs réalisations. Comme l’indique le nom, elles sont ouvertes et partagées à tous les autres stagiaires et au delà des cadre internes des sessions . N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil.
Si vous poursuivez, réutilisez, partagez ces contenus, les participant.e.s qui les ont initiés seront ravi.e.s d’en être informé.e.s voire de vous accompagner (leurs contacts dans leurs travaux ou dans les trombi des plateformes).

texte repris de la page d’animacoop présentant les productions ouvertes et partagées

C’est une forme de production d’un commun, mais qui n’est pas énoncé comme tel. D’ailleurs dans la formation Animacoop, de nombreux espaces d’apprentissages sont mis en place et seulement explicités à posteriori.

À côté de ces trois activités structurantes de la formation, Animacoop donne aussi une place importante à des apprentissages informels, ce que tu as nommé des « mines de rien ».

En effet, je me suis rendu compte en analysant le dispositif et en essayant de rapprocher les situations mises en place par les formateurs et le développement des 34 compétences que j’ai pu identifier au préalable, que ce n’est pas si évident. Il n’y a pas une situation qui produit un apprentissage et développe une compétence. C’est une spécificité des processus collaboratifs qui sont complexes où se combinent plusieurs compétences. Face à ce développement de compétences elles-mêmes complexes, il faut probablement des situations d’apprentissage suffisamment complexes pour que ces choses-là puissent se mettre en place.

J’ai remarqué le rôle important des apprentissages non formels [8] Dans Animacoop ce sont des temps, des situations qui sont ritualisées, inscrites dans le temps et dans le programme de formation. C’est, par exemple, le repas collectif entre midi et deux et le repas du soir au premier regroupement. D’ailleurs, je me faisais une remarque en observation : « mais ils mangent tout le temps » !

En interrogeant ce temps informel du repas, l’un des formateurs me disait que c’est là où se cristallisent les choses traitées dans la formation, ce que j’ai appelé des « mines de rien ».

Une des stagiaires me racontait que ce premier repas partagé en commun était pour elle le moment le plus important de sa formation et cela m’a intrigué. Comme elle me l’a réexpliqué, c’est en partageant des fraises, apportées de son jardin, qu’elle s’est vue comme membre du groupe. A partir de ce moment, elle s’est sentie prise en compte et a pris part pleinement aux discussions collectives. Probablement, une forme de confiance en soi, une reconquête de l’estime de soi qui se joue ici dans ces moments informels que j’appelle les « mines de rien » .

En mangeant et en bavardant à table, "mine de rien", il se passe quelque chose. Et le même constat est rapporté par les formateurs. Pendant ce temps d’ échanges informels ils questionnent les stagiaires sur sur leur pratiques, leur vie, comme on discute en mangeant avec des invités. Cela leur permet de reconnecter les idées travaillées en cours, les pratiques collaborative avec la vraie vie des personnes. C’est un temps de reconnexion qui se fait mine de rien. Personne n’en parle explicitement personne ne pointe du doigt « voilà ce qui s’est passé », « voilà comment vous avez vécu ? », « qu’est-ce que vous en pensez ? ».

Dans Animacoop ces temps sont institués, c’est-à-dire que le repas entre les stagiaires est inscrit dans le programme. Le repas du soir, lors du premier regroupement où les intervenants et les anciens stagiaires sont invités est d’une autre nature. C’est une sorte de communauté qui se parle, c’est là où les interconnexions se font, là où se construit le réseau de manière "mine de rien", ou s’établissent des amitiés, des connivences, là où des personnes se racontent.

Pour autant il ne faudrait pas instaurer dans le curricula en terme de formation, évaluée par des indicateurs spécifiques, ces "mines de rien". Au contraire s’ils étaient intégrés en objectifs pédagogiques ils perdrait cette force de "mine de rien".

Par contre ce qui pourrait être intéressant c’est de créer des conditions ou ces mines de rien pourraient se mettre en place. Pour ensuite, rediscuter avec les stagiaires comment ils ont vécu ce qui s’est produit dans ces situations, quels son les mécanismes d’apprentissage que l’on peut identifier. ?

Aujourd’hui la thèse que vous aviez soutenue en janvier reçoit un certain intérêt avec déjà plus de 2000 téléchargements, est-ce qu’il ne serait pas intéressant que toutes ces personnes qui y portent un intérêt et qui pour le moment chacun de leur côté puisse échanger et pourquoi pas travailler en réseau ?

Probablement ! Mais ce n’est pas quelque chose que j’envisage personnellement, parce que comme beaucoup de personnes, prises par leur emploi du temps déjà chargé je n’ai pas le temps de construire ce réseau.

En revanche je suis assez attentive aux projets concrets et opérationnels qui pourraient prolonger ce travail. Un travail est ainsi engagé avec les formateurs de l’archipel Animacoop pour prolonger les résultats de la thèse.

On réfléchit à un outil d’auto-positionnement où les futurs stagiaires pourraient évaluer leur disposition préalable à coopérer. Dans la thèse, j’ai observé que la disposition à coopérer influence fortement la qualité du travail collaboratif. Or cette formation Animacoop ne traite pas des aptitudes préalables des personnes à coopérer. Au mieux, ces prédispositions se travaillent justement dans les moments "mines de rien".

Un autre projet concerne la formalisation des processus : comment prendre conscience dans l’expérience du groupe de codéveloppement ou du groupe projet des apprentissages développés, comment introduire une forme de réflexivité ? avec l’idée d’une grille de réflexivité qui accompagnerait l’apprentissage en action.

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sur le sujet de la coopération de la même auteure

- La coopération ouverte, un concept en émergence (1), mai 2018.

- "L’état d’esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, 11 mars 2018.

- Les compétences collaboratives et leur développement en formation d’adultes. Le cas d’une formation hybride, 28 janvier 2018

- Ambiguïtés de la notion de « compétences collaboratives » en formation d’adultes : le cas du dispositif Animacoop, 1er décembre 2015.

- Former aux pratiques collaboratives, retour d’expériences sur Animacoop et Coop-TIC, 16 février 2014.


Et dans les histoires de coopération les premiers interviews autour d’Animacoop

- Interview de Lilian Ricaud : "faciliter le faire ensemble"
17 septembre 2018.

- Interview de Jean Michel Cornu, le souci de faire passer à l’échelle coopération et innovation , 12 septembre 2018.

- Interview de Louise Didier : La coopération, une posture professionnelle où je me laisse transformer par le groupe, 3septembre 2018.
- Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !, 26 avril 2018.

[1« L’état d’esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer publié, dans Innovation pédagogique, le 11 mars 2018

[2accéder à la thèse soutenue en janvier 2018 en ligne sur hal

[3Nous avons déjà largement présenté Animacoop sur Innovation Pédagogique . Rappelons qu’il agit d’une formation professionnelle « hybride » sur l’animation d’un projet collaboratif. Elle se déroule sur 14 semaines, et articule des temps en présence et différentes, via des outils Internet.
Les contenus de formation, organisés en modules hebdomadaires, se composent de cours, d’activités à réaliser et d’exemples de mise en œuvre de projets collaboratifs. Lors des regroupements en présence (soit un quart de la formation totale), les apprenants participent à des exercices collaboratifs qui débouchent sur des réalisations collectives de ressources.

[4NdR : Dans la formation animacoop, chaque stagiaire vient avec un projet qu’il souhaite développer de manière collaborative. C’est une des motivations à suivre la formation qui représente souvent une charge supplémentaire de travail et c’est un élément fertile d’échange entre les stagiaires.

[5voir "La coopération en 28 mots-clés" , fiche du projet Cooptic par Jean Michel Cornu sur le dépot github du livret par SpagroFlorac

[6La formation en tant que dispositif : du terme au concept. Dans B. Charlier & F. Henri (dir.), La technologie de l’éducation : recherches, pratiques et perspectives (p. 47-59). Paris : PUF.

[7Le groupe de codéveloppement professionnel. Adrien Payette et Claude Champagne. Presses de l’Université du Québec. 1997, voir aussi :

[8voir à ce sujet la note de synthèse par Denis Cristol  et Anne Muller "Les apprentissages informels dans la formation pour adultes", en ligne sur Cairn ] et publié en 2013 aux éditions l’Harmattan.

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